Depuis 2011, les diététiciens doivent être agrées pour pouvoir exercer leur métier. Cet agrément est la garantie de la qualité et du sérieux de leur profession. Il les oblige à suivre une formation continuée, ce qui leur permet d'être à la pointe des avancées dans leur domaine.

Les diététiciennes du CHU St-Pierre, tant au niveau hospitalier qu'au niveau de leurs différentes consultations, travaillent en équipe pluridisciplinaire. Elles sont le lien entre le patient et les différents intervenants de l'institution (les médecins, les infirmières, les logopèdes, le service de cuisine,…).

Chaque diététicienne maîtrise un domaine de compétences spécifiques :

  • Pédiatrie et néonatologie
  • Endocrinologie : Diabète traité à l'insuline ou non, diabète de grossesse, hypercholestérolémie,…
  • Gériatrie
  • Oncologie
  • Prise en charge des patients obèses
  • Maladie infectieuses : sida et tuberculose

L'hôpital est notamment soutenu par le ministère dans plusieurs domaines tels que le projet nutrition et le plan cancer.

  • Le "projet nutrition"

    Le projet nutrition, suivi et réalisé par le service de diététique, a pour but la mise en place d'une équipe nutrition. La mission de cette équipe consiste en la prise en charge optimale des patients à risque de dénutrition ou dénutris, y compris en ambulatoire si nécessaire.

    Ce projet a amélioré la transmission des données patients entre les différents intervenants de notre hôpital. Un dépistage est effectué systématiquement à chaque admission patient. Cette première étape permet à la diététique une prise en charge rapide et efficace du patient.

  • Le "plan cancer"

    Un second projet d'importance pour le service est le « plan cancer », où deux de nos diététiciennes sont affectées à la prise en charge spécifique des patients cancéreux.

    Ce projet a permis aux diététiciennes de participer aux consultations oncologiques multidisciplinaires (COM) des néoplasies de la tête et du cou et des cancers digestifs. Ces deux COM ont été choisies car ce sont principalement ces patients qui sont à risque de dénutrition. Un patient cancéreux dénutri risque plus d'effets secondaires liés aux traitements. Cette collaboration avec la diététique a fait prendre conscience aux différents intervenants de l'importance de la nutrition.

    Il est indispensable de prendre en charge ces patients le plus tôt possible, idéalement dès l'annonce du diagnostic. Les diététiciennes veilleront à ce que le patient reçoive un support nutritionnel adéquat. Elles essayeront, avec les limites d'une cuisine de collectivité, de mettre en place une alimentation adaptée du point de vue des goûts et textures, tout en tenant compte du type de cancer et/ou de la localisation de la tumeur.

    La diététique a mis en place une consultation, en parallèle avec un médecin gastro-entérologue, pour la prise en charge pré et post-hospitalisation des patients à risque de dénutrition.

    Les patients en hospitalisation de jour pour chimiothérapie ont la possibilité de demander le passage de la diététicienne dans leur chambre lors de leur traitement, ceci afin de leur éviter des trajets fatigants.

Ces deux projets s'appuient sur un encodage spécifique, nécessaire à la rédaction de rapports complets et détaillés, envoyés au ministère, et justifiant de l'avancement des projets au sein de l'hôpital.

La prise en charge diététique du patient couvre plusieurs aspects

  • La détection du risque de dénutrition dès l'admission et en cours d'hospitalisation.
  • La mise en place d'un support nutritionnel, en accord avec le médecin, tenant compte de l'état physiologique et physique du patient, ainsi que de ses convictions personnelles. L'approche initiale est de satisfaire aux besoins nutritionnels du patient exclusivement par l'alimentation orale. S'il s'avère que ces besoins sont insuffisamment couverts, d'autres techniques plus adaptées sont alors mises en œuvre. (Comme par exemple : alimentation par sonde ou parentérale)
  • La collaboration avec le personnel soignant afin de vérifier la bonne prise des repas, et insister sur l'importance de ceux-ci.
  • La mise en place d'une éducation nutritionnelle des patients leur permettant une autonomie à leur sortie (l'explication des régimes à suivre en cas d'intervention ou de pathologies (tels que le by-pass gastrique, le diabète,…).

Repas et régime du patient hospitalisé

Le service cuisine, en collaboration avec le service de diététique, met tout en œuvre pour préparer des repas convenant à chacun et tenant compte des spécificités du milieu hospitalier.

Dès l'admission en unité de soins, il est demandé au patient de signaler toute particularité de régime et de préférence, afin de prévenir l'équipe en cuisine le plus tôt possible.

Les diététiciennes contribuent à l'élaboration des menus en veillant à la variété et à l'équilibre alimentaire. Elles évaluent et contrôlent régulièrement la qualité de l'alimentation servie dans l'établissement. Les diététiciennes réalisent, une semaine par an, un questionnaire de satisfaction auprès des patients afin d'améliorer continuellement les repas servis au CHU St-Pierre.

Actuellement, un menu à la carte est en essai dans différentes unités et permet au patient de choisir outre le menu du jour, un menu sans porc, végétarien et 6 alternatives au quotidien.


Horaires disponibles

  Lun Mar Mer Jeu Ven Sam
Porte de Hal - 14:00-16:30 - - 9:00-13:00 -
César De Paepe - - - - - -

Responsables de l'équipe médicale