| Statuts
Convention
portant création d’un Réseau intégré
de prévention, de diagnostic et de traitement des hémoglobinopathies
et d’un Observatoire des maladies de l’hémoglobine
N.Réf : SF024 - 15/02/2000
Entre :
L’association
hospitalière de Bruxelles – CHU St Pierre, association
de droit public régie par la loi de 8 juillet 1976,
sise rue Haute, 322 à 1000 Bruxelles, représentée
par Monsieur Yvan Mayeur, Président et Monsieur Thierry
Walravens, Fonctionnaire Dirigeant,
L’association
hospitalière de Bruxelles et de Schaerbeek - CHU Brugmann,
association de droit public régie par la loi de 8 juillet
1976, sise place A. Van Gehuchten, 4 à 1020 Bruxelles,
représentée par Monsieur Alain Destexhe, Président,
et Monsieur Stéphan Mercier, Fonctionnaire dirigeant,
L’association
hospitalière de Bruxelles - C Huderf, association de
droit public régie par la loi de 8 juillet 1976, sise
av. J.J. Crocq, 15 à 1020 Bruxelles, représentée
par Monsieur Claude Lepaffe, Président et Monsieur
Alain De Muynck, Fonctionnaire dirigeant
L’association
Hospitalière d’Anderlecht, Saint-Gilles, Etterbeek
et Ixelles-Hôpitaux iris sud, en abrégé
HIS, sise Maison communale d’Etterbeek, avenue d’Auderghem
113 - 117 à 1040 Bruxelles, représentée
par Monsieur Yves de Jonghe d’ardoye, Président et
Monsieur André Masset, Fonctionnaire Dirigeant.
et
L’Université
Libre de Bruxelles, en particulier son Hôpital académique
Erasme représenté par Monsieur Robert Tollet,
Président du Conseil d’Administration et Monsieur Jean-Louis
Vanherweghem, Recteur et son Ecole de Santé publique,
représentée par Monsieur Raphaël Lagasse,
Président.
en présence de :
Iris,
association de droit public régie par la loi du 8 juillet
1976, sise rue Dejoncker, 46 à 1060 Bruxelles, représentée
par son Président, Monsieur J. Oberwoits et son Administrateur
délégué, J-P. Philippot,
Il est d’abord exposé ce qui suit :
Les
hémoglobinopathies sont des maladies génétiques
de l’hémoglobine très fréquentes dans
les régions tropicales et le pourtour méditerranéen.
Suite aux flux migratoires d’après-guerre, ces syndromes,
qui pleinement exprimés peuvent être très
invalidants, concernent actuellement tous les grands conglomérats
urbains de l’Europe de l’Ouest. Bruxelles avec 45% de patients
d’origine à risque et 1/3 des naissances dans ces groupes
n’échappe pas à cette problématique.
Avec une naissance d’un bébé homozygote sur
2000, les hémoglobinopathies sont à Bruxelles,
les maladies génétiques les plus fréquentes.
La
mise en place d’un système intégré de
diagnostic, d’accueil et de soins de ces patients commence
seulement à émerger en Europe de l’Ouest pour
plusieurs raisons :
-
le problème est relativement récent;
- il concerne des communautés migrantes minoritaires
et d’origines variées;
- sa perception dans les communautés concernées
n’est pas ou plus adéquate (perte de la mémoire
collective de la maladie en pays endémique à
la deuxième ou troisième génération
de migrants);
- par méconnaissance, la maladie n’est souvent pas
reconnue ou est banalisée par les membres de la communauté
médicale. Pour les mêmes raisons, le diagnostic
de laboratoire reste très souvent aléatoire.
La prise en charge adéquate des hémoglobinopathies
implique l’intégration :
- d’un laboratoire central ayant l’expertise du diagnostic
biologique et génétique;
- de structures de soins adaptées où les patients
sont reconnus, même en urgence;
- des mesures de prévention comme le dépistage
néonatal avec prise en charge très précoce
des nouveau-nés atteints, le dépistage des couples
à risque, le diagnostic anténatal;
- de structures d’accompagnement social, notamment scolaire
et professionnel;
- de campagnes d’information visant à la fois le monde
médical et les familles concernées.
De
tels centres existent aux USA et en Angleterre (Sickle Cell
Centers) de même qu’en France (Réseau des hémoglobinopathies).
Vu l’avis du Collège de biologie clinique d’IRIS donné
le...,
Vu
l’avis du Collège des Présidents des Conseils
médicaux d’Iris donné le...
Vu
l’avis du Comité de Coordination Opérationnelle
d’Iris donné le ...,
Vu
l’avis du Comité de Concertation et de Coordination
IRIS/ULB donné le...
Vu
l’avis des Conseils médicaux respectifs donnés
le ...et l’avis du Conseil de gestion de l’hôpital Erasme
donné le ...
Les
parties conviennent ce qui suit :
Article
1er: Objet et objectifs
Les
parties signataires de la présente convention conviennent
de constituer un « Réseau intégré
de prévention, de diagnostic et de traitement des hémoglobinopathies
», ci-après dénommé « Réseau
» destiné à établir entre elles
un consensus biologique et clinique sur ces pathologies.
Le
Réseau a pour objectif de renforcer les collaborations
entre l’Hôpital académique Erasme, son laboratoire,
l’Ecole de santé publique de l’ULB et les hôpitaux
publics du Réseau Iris afin de:
1)
promouvoir la prévention des hémoglobinopathies;
2) améliorer la qualité de la prise en charge
thérapeutique;
3) développer l’accompagnement psycho-social des patients
et de leur famille;
4) mettre sur pied un observatoire des maladies de l’hémoglobine
en Région bruxelloise.
Article
2: Sites
La
prise en charge des patients pédiatriques pour le Réseau
se fait principalement à l’Huderf, au CHU St Pierre
et sur le site Etterbeek-Ixelles des Hôpitaux Iris-Sud.
La
prise en charge des patients adultes se fait au CHU St Pierre,
au CHU Brugmann et sur les sites Etterbeek-Ixelles, Molière-Longchamp
et Bracops des Hôpitaux Iris-Sud. (voir tableau reprenant
l’activité en relation avec les hémoglobinopathies
en annexe).
Nonobstant le rôle prépondérant de l’Huderf
dans la prise en charge des patients pédiatriques pour
le réseau ULB et le rôle similaire que le CHU
St Pierre joue historiquement et traditionnellement pour les
patients adultes, les parties adoptent le principe selon lequel
chaque patient est pris en charge localement et soigné
sur le site de la partie où il s’adresse.
Conformément
à l’article 5 de la présente convention, des
protocoles de transfert entre sites seront élaborés.
Article
3: Laboratoire de référence
Les
parties reconnaissent le laboratoire de chimie hématologique
de l’Hôpital Erasme comme laboratoire central et unique
du Réseau pour le diagnostic biologique et génétique
(en collaboration avec le Centre de génétique
de l’ULB) des hémoglobinopathies.
Article
4: Prévention
Des
actions de prévention des hémoglobinopathies
sont développées au sein du Réseau. Elles
concernent notamment :
-
la mise en application en collaboration avec les gynécologues
d’attitudes de prévention en période prénatale
et anténatale.
- le rôle de conseil aux praticiens et d’orientation
pour les familles des patients du laboratoire.
- la mise en route du suivi du dépistage néonatal
par une consultation destinée aux parents des enfants
dépistés lors de celui-ci expliquant la maladie
ou les risques encourus par les porteurs et évaluant
les risques pour une future grossesse.
Article
5: Protocoles communs
Des
protocoles communs concernant la prise en charge clinique
des malades sont élaborés en collaboration avec
les différentes disciplines concernées à
savoir les services d’urgence, les services de gynécologie-obstétrique,
les services de psychiatrie...
Ils
concernent notamment la prévention chez le nouveau-né,
le traitement et le suivi des enfants et des adultes, la prévention
des infections, le suivi des patients sous hydroxyurée,
l’attitude face au traitement de la douleur et face aux complications...
Une
formation continue sera organisée pour les praticiens
qui sont amenés à rencontrer cette pathologie
dans leur pratique quotidienne (urgences, obstétrique,...).
Des
centres d’excellence pour certains diagnostics pointus notamment
radiologiques, ophtalmologiques, neurologiques peuvent être
recommandés.
Les protocoles sont régulièrement mis à
jour.
Article
6: Prise en charge psychologique et sociale des patients
La
prise en charge psycho-sociale des patients au sein du Réseau
est améliorée notamment par un suivi plus efficace.
A cet égard, l’instauration d’une prise en charge psychologique
et sociale commune à plusieurs hôpitaux est étudiée.
Article
7: Observatoire des maladies de l’hémoglobine
Un
Observatoire des maladies de l’Hémoglobine est mis
en place au sein du Réseau. Il a pour mission :
1.
de mettre en place un groupe de travail réunissant,
outre le Réseau ULB, des partenaires de terrain (ONE,
Kind en Gezin, Observatoire de la Santé,….) et tout
médecin qui dans sa pratique est confronté au
problème des hémoglobinopathies ou qui traite
des patients (ex. maisons médicales).
2. de recueillir au sein de ce groupe les informations cliniques
et biologiques prospectives et rétrospectives des patients
à l’aide d’un questionnaire standardisé, ces
informations sont incluses dans une banque de données.
3. d’exploiter les données cliniques, biologiques et
épidémiologiques de ces fichiers pour avoir
une vision continue et actualisée du nombre de cas
et pour émettre des recommandations en terme de santé
publique. Les résultats sont publiés dans un
rapport annuel.
4. d’exploiter scientifiquement ces données et de les
confronter voire normaliser par rapport aux données
disponibles au niveau international.
5. de promulguer et d’encourager toute diffusion d’information
auprès des acteurs de la santé, des familles,
des associations de patients et des autorités compétentes.
Article 8: Comité du Réseau
Le
Réseau est coordonné par un Comité composé
d’un membre mandaté par chacune des parties et d’un
membre représentant la structure faîtière
IRIS. La composition du Comité est entérinée
par le Collège des Présidents des Conseils médicaux
d’Iris et le Comité de Concertation et de Coordination
Iris/ULB.
Les
membres du Comité du Réseau sont nommés
pour un terme de 5 ans renouvelable. Le Comité se réunit
au moins 4 fois par an à l’initiative de son coordinateur
général ou à la demande de deux de ses
membres. Les décisions se prennent sur le mode du consensus.
En l’absence de consensus, le différend est soumis
à l’arbitrage du Comité de Concertation et de
Coordination Iris/ULB.
Le Comité a pour rôle :
1)
de mettre en place les actions de prévention au sein
du Réseau ;
2) d’organiser de la manière la plus efficiente la
phase pré-analytique et post-analytique avec le laboratoire
central et unique d’Erasme ;
3) rédiger les Protocoles communs concernant la prise
en charge clinique des malades ;
4) d’élaborer au sein du Réseau des modalités
de confrontation des cas ;
5) de développer et améliorer la prise en charge
sociale et psychologique au niveau du réseau notamment
par l’organisation de séminaires ;
6) de mettre oeuvre l’article 7 relatif à l’Observatoire
des maladies de l’hémoglobine et particulièrement
la mise en place de la banque de données ;
7)
de prendre toute mesure favorisant les activités du
Réseau dont notamment des collaborations avec les Associations
de parents, la diffusion d’information, l’organisation de
séminaire ;
8)
d’établir annuellement le budget du Réseau et
de le soumettre à l’accord des instances compétentes.
Article
9: Coordinateur général
Le
Comité élit un Coordinateur général.
Son choix est entériné par le Collège
des Présidents des Conseils médicaux d’Iris
et le Comité de Concertation et de Coordination Iris/ULB.
Son mandat est de deux ans et demi et est renouvelable. Il
est chargé du Secrétariat du Réseau.
Il
a pour mission d’assurer :
1)
la présidence du Comité du Réseau ;
2) l’exécution des décisions du Comité
;
3) la gestion administrative du Comité ;
4) la rédaction d’un rapport annuel d’activité
;
5) la préparation et rédaction du budget ;
6) la tenue des comptes.
Article
10: personnel
Le
personnel tant médical que non-médical reste
régi par les règlements en vigueur sur le ou
les sites auxquels il est attaché.
Article
11: Recherche conjointe de financement
Les
autorités d’Iris et de l’ULB s’engagent à introduire
conjointement des demandes de subsides et de bourses dans
le but de soutenir et financer les activités du Réseau.
Article
12: Durée
La
présente convention est conclue pour une durée
de 5 ans, prenant cours à sa signature. Elle est reconduite
tacitement pour une durée identique à moins
qu’une des parties n’ait notifié et motivé son
intention d’y mettre fin par lettre recommandée adressée
au coordinateur général 6 mois au moins avant
l’échéance.
Dans
ce cas, le Coordinateur général transmet cette
décision, pour conciliation, au Comité de Concertation
et de Coordination Iris/ULB. La partie désirant mettre
fin à la convention est entendue à sa demande
par le Comité Iris/ULB qui doit rendre sa conciliation
dans les trois mois de la notification du préavis.
La partie en cause confirme ou infirme sa volonté de
mettre fin à la convention par lettre recommandée
dans les 10 jours de la notification de la conciliation.
Article
13: Elargissement de la convention à d’autres parties
Afin
de mieux garantir la mise en oeuvre des objectifs de la présente
convention, les parties conviennent qu’elle pourra être
étendue à d’autres partenaires.
Fait
à Bruxelles, le en autant d’exemplaires que de parties,
chacune reconnaissant avoir reçu le sien;
Pour l’association hospitalière de Bruxelles – Centre
hospitalier universitaire St Pierre,
Monsieur Yvan Mayeur, Monsieur Thierry Walravens,
Président. Fonctionnaire dirigeant.
Pour
l’association hospitalière de Bruxelles et de Schaerbeek
- Centre hospitalier universitaire Brugmann,
Monsieur Alain Destexhe, Monsieur Stéphan Mercier,
Président. Fonctionnaire dirigeant.
Pour l’Association Hospitalière d’Anderlecht, Saint-Gilles,
Etterbeek et Ixelles-Hôpitaux iris sud,
Monsieur Yves de Jonghe d’Ardoye, Monsieur André Masset,
Président. Fonctionnaire Dirigeant.
Pour l’interhospitalière régionale des Infrastructure
de Soins,
Monsieur Jean-Paul Philippot, Monsieur Jacques Oberwoits,
Administrateur-délégué. Président.
Pour l’Hôpital académique Erasme,
Monsieur Robert Tollet, Monsieur Jean-Louis Vanherweghem,
Président du Conseil d’Administration. Recteur.
Pour
l’Ecole de Santé publique de l’ULB,
Monsieur raphaël Lagasse,
Président.
|